C'est un petit groupe de 20 randonneurs qui se retrouvent sur le parking de la mairie de Montrond le Chateau.
Ciel un peu menaçant mais encore clair.
Direction l'éminence qui se dresse après l'église et abrite les remparts de l'ancien château. C'est la grosse montée de la journée ! Le château domine le village à 90 m. Il a été édifié par Amédée de Neufchatel en 1231 avec l'aide de Pierre V de Scey. C'est en 1674, lorsque la Franche Comté fut annexée par la France que Louis XIV fit détruire tous les chateaux de la Loue sauf celui de Cléron.
Puis les randonneurs redescendent de la motte féodale pour rejoindre un chemin qui les guide vers d'autres curiosités de la région : les grottes.
Le puits de La Belle Louise, situé non loin de la grotte des Cavottes et à quelques centaines de mètres en contrebas du château, fut ainsi désigné en raison d’un tragique évènement dont chacun au village pourrait narrer l’histoire.
Il faudra attendre le 22 janvier 1899 pour que la première exploration scientifique soit entreprise par un géologue, le professeur Eugène Fournier, qui avait alors recours à de la main d’œuvre locale pour l’expédition.
La cavité fut ensuite parcourue par de nombreux spéléologues qui en dressèrent peu à peu la topographie.
Rappelons au passage que « la Belle Louise » ne fut pas la seule victime du puits d’entrée, fatal en cas de chute, mais que 2 autres spéléos y trouvèrent la mort respectivement en 1973 et 1983.
Puis direction de la grotte des Cavottes :
Jusqu’au XIXe siècle, rares étaient les téméraires qui tentaient de s’aventurer dans ces endroits hostiles, parce que d’une part, les moyens matériels étaient insuffisants pour affronter ce milieu (éclairage inadapté, absence d’agrès…), et d’autre part, parce qu’on avait la hantise d’y rencontrer le diable ou d’autres créatures comme la Vouivre.
Au XIXe siècle, les habitants commencent à « visiter » les grottes, non plus pour s’y cacher mais pour les explorer.
La grotte des Cavottes est ornée, en plusieurs endroits et notamment dans la galerie de la trémie et la salle du chaos, d’environ 300 signatures rupestres de visiteurs, dont certaines sont parfois accompagnées d’une date, d’un âge ou d’un lieu d’origine.
Cette grotte a été durant tous le XIXe siècle et même encore au XXe, un « passage obligé » que bon nombre de jeunes Castelmontois se devaient de parcourir au moins un fois jusqu’à la salle du chaos et même jusqu’au « faux pas », limite d’une exploration sans agrès.
Le temps devient menaçant, certaine craint pour sa coiffure mais bon le groupe continue à travers champs en lisière de foret car Lizzie n'a point retrouvé son chemin mais elle a quand même gardé son sens de l'orientation donc nous avons retrouvé le tracé initial en raccourcissant légèrement celui ci. Même pas grave car la pluie s'est mise à tomber à Epeugney.
Retour par le chemin du tacot à Montrond le château. Au total nous avons parcouru 9 km environ et 110 m de denivelé
Merci à vous .
Lizzie